Une initiative pour des ONG responsables

Une initiative pour des ONG responsables

« En attaquant les entreprises suisses, certaines ONG se soucient plus de leur publicité que du bien-être des cotonculteurs et laissent le champ libre à d’autres groupes, par exemple asiatiques », écrit Isabelle Chevalley, conseillère nationale vert’libérale

Dans un rapport, l’ONG Solidar Suisse conclut que les entreprises suisses qui ne peuvent pas s’assurer de l’absence de travail des enfants ne doivent plus acheter le coton du Burkina Faso. Par ce rapport, Solidar pousse les entreprises suisses à quitter le Burkina, car il leur sera impossible de s’assurer qu’aucun enfant parmi les quelque 3 millions de cotonculteurs du pays ne participe à des travaux agricoles.

Cette situation va laisser le champ libre à d’autres entreprises, par exemple asiatiques, dont les considérations sociales sont questionnables. L’Asie achète déjà plus de 80% du coton du Burkina et les dirigeants doivent se réjouir du départ de concurrents. Dès lors, nous pouvons nous demander quels intérêts sont défendus par Solidar, ceux des enfants burkinabés ou ceux des marchés asiatiques.

Lire l’article complet ici.

Source de l’article: Le Temps

Crédit photo: © Luc Gnago/Reuters